Comment fonctionne le report d’échéances en crédit modulable ?

par | Fév 22, 2021 | Prêt immobilier

Le report d’échéance est l’un des principaux avantages d’un crédit modulable. Cette possibilité permet à l’emprunteur de repousser le délai de paiement s’il éprouve une certaine difficulté à honorer les mensualités. Cette option suit quelques règles d’usage.

Un report d’échéance ou suspension de paiement

Le terme report d’échéance peut parfois induire en erreur. Il laisse penser que le délai de remboursement est tout simplement reculé. En réalité, il s’agit d’une suspension des paiements pendant une période déterminée. Suite à la crise sanitaire ou un autre aléa, l’emprunteur peut demander de ne pas verser ses mensualités pour un certain temps. Sa banque lui accorde ce privilège pour un année au maximum. Cela signifie que la durée du contrat s’allonge en conséquence. Cette fonctionnalité peut entraîner des coûts supplémentaires considérables sur le prêt. De toutes les manières, le créancier propose au client de choisir entre deux options de report : partielle ou totale.  

Reporter partiellement le versement des mensualités

Avec un report partiel d’échéance, l’emprunteur doit verser l’assurance de son prêt pendant toute la durée de la suspension. Sans paiement d’une portion du capital, cette période pourrait ne pas comporter d’intérêt bancaire non plus. Les conditions dépendent du type d’amortissement décidé dans l’accord de crédit. Quoi qu’il en soit, le manque à gagner est compensé grâce au rallongement de la durée du contrat. Des mensualités équivalentes à l’arrêt partiel vont s’ajouter au délai initial. Cette opération engendre des coûts supplémentaires qui profitent au créancier. Ils sont beaucoup moins onéreux pour les crédits modulables étalés sur une période de remboursement plus importante. C’est le cas des prêts immobiliers avec report. 

Cas d’une suspension totale du remboursement

Beaucoup plus coûteux qu’une suspension partielle, un report total arrête l’entièreté de la mensualité. Suite à la pandémie, au chômage, ou un autre aléa, l’emprunteur ne verse rien à la banque pendant une période limitée à 1 an maximum. C’est hypothétique puisqu’en réalité, ce temps de grâce comporte toujours des intérêts ainsi qu’une assurance. Ces derniers sont juste reportés à la reprise des paiements. Ils s’ajoutent même au capital restant dû. Ce qui équivaut à une augmentation significative de la somme à verser. La durée du remboursement peut s’allonger en conséquence. Les conseillers en crédit recommandent d’opter pour le report total uniquement en cas de force majeure. Il est trop onéreux pour être une solution de confort.  

D’autres options proposées dans un crédit modulable

Autre variante du report partiel d’échéance, la révision de la mensualité est envisageable avec un crédit modulable. L’emprunteur en difficulté peut demander à son banquier de revoir le montant des paiements périodiques. Il ajuste le prélèvement ou le versement en fonction de sa situation financière. Cela entraîne un rallongement du contrat, mais reste beaucoup moins onéreux qu’une suspension partielle des mensualités. Il est toujours possible de revenir au niveau initial lorsque les ressources pécuniaires du souscripteur s’améliorent. Cette personne peut aussi anticiper le remboursement pour se libérer au moment qu’il souhaite. Sauf disposition contraire dans le contrat, cette opération entraîne des frais.