Immobilier en France, un marché très contrasté

par | Fév 11, 2021 | Marché Immobilier

Avant la crise de la pandémie Covid-19, la France a enregistré une excellente santé de l’immobilier presque dans l’ensemble de ses régions. Que ce soit dans la capitale Paris ou bien dans la plupart des communes, le nombre de transactions a connu une hausse remarquable et les prix ont grimpé avec elle. Pourtant, la situation ne l’est plus depuis le début du confinement. Le marché immobilier dans l’Hexagone est devenu un marché très contrasté. Explications.

Les communes toujours à la hausse malgré la crise sanitaire

La crise sanitaire a beaucoup impacté plusieurs secteurs, notamment l’immobilier. Les promoteurs peinent à trouver des investisseurs potentiels et les différents travaux de construction se sont mis au ralenti. Dans la région Île-de-France par exemple, les communes en banlieue ouest sont à la hausse. Ce sont les préfectures de Pontoise, Evry, Melun et Bobigny qui s’émergent du lot des huit communes de la région. Dans le reste, à l’exception de Paris et des Hauts-de-Seine, le marché immobilier a du mal à remonter la pente.

Dans le Grand-Est, tout comme en région Centre, le marché reste difficile et l’amélioration risque de ne pas se présenter à temps. La demande demeure très forte à Paris et l’Île-de-France parce que la région parisienne attire toujours autant par son dynamisme économique. Elle continue de caracoler en tête des prix les plus élevés en France. Dans l’ensemble de la contrée française, les Notaires ont signalé une année 2020 en forte résilience à l’épreuve de la crise sanitaire, mais 2021 inquiète tous les acteurs de l’immobilier.

Malgré un volume proche du million de transactions, le recul continue

La hausse des tarifs des logements à vendre se poursuit à Paris et dans les métropoles régionales. Au niveau national, les volumes de ventes de logements dans l’ancien s’établissent à plus d’un million de transactions sur un an (1 020 000 transactions), soit une baisse de seulement 4 % entre novembre 2019 et novembre 2020.

Les Notaires de France ont souligné qu’il n’y a pas de raison de penser que décembre 2020 va à l’encontre de cette tendance de baisse modérée. Ils ont en effet indiqué que le marché de l’immobilier ancien devrait clôturer l’année 2020 proche du million de transactions.

Des écarts de volumes enregistrés entre la province et l’Île-de-France

Selon que l’on habite dans un espace périurbain, dans une métropole française ou encore en zone rurale, l’écart se creuse entre la province. Les volumes de ventes sont restés forts, mais dans la région francilienne, ils ont chuté de plus de 15 %. Cela impacte déjà les prix en Île-de-France, car on constate qu’ils augmentent moins vite par rapport aux trimestres précédents. Pour avoir une idée, les ventes ont affiché +0,5 % entre les 2e et 3e trimestres 2020, après +1,8 % et +2 %.

D’une manière générale, le marché immobilier des métropoles bat des records. Les différentes données compilées par le baromètre des promoteurs immobiliers laissent apparaître de forts contrastes sur le marché immobilier en France en fonction des zones géographiques. Les prix des maisons devraient encore se poursuivre jusqu’en février 2021 à un rythme similaire sur le marché des appartements, avec +0,6 %, mais de manière plus soutenue sur celui des programmes neufs avec +1,6 %.